Ce printemps, le cinéma francophone s’invite sur grand écran et rassemble les communautés autour d’une programmation riche et accessible à Waterloo. Porté par l’Association des francophones de Kitchener-Waterloo (AFKW) en collaboration avec Princess Cinemas, un organisme indépendant, ce festival devenu incontournable célèbre depuis une dizaine d’années la diversité du cinéma d’expression française, entre classiques intemporels et œuvres contemporaines.

Le festival, qui s’étend sur trois jours, attire un public varié : francophones, francophiles et anglophones curieux de découvrir ou redécouvrir des œuvres issues du cinéma mais en français.

Pour élaborer la sélection, l’AFKW a choisi d’impliquer directement la communauté. « L’idée, c’était de trouver un compromis pour tout le monde, explique Céline Corve, coordonnatrice de l’association. Nous avons demandé à la communauté les films qu’elle aimerait voir ou revoir à l’écran. » Une démarche participative qui renforce le sentiment d’appartenance autour de ce rendez-vous culturel, le seul du genre dans la ville. « Chaque année, cela nous tient à cœur d’organiser ces projections pour la communauté », ajoute-t-elle.

La programmation s’ouvrira le vendredi 24 avril avec un classique du cinéma français, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001), réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Le film suit le parcours d’Amélie, une jeune serveuse solitaire à Montmartre, qui décide d’améliorer discrètement la vie de ceux qui l’entourent.

Le samedi 25 avril sera marqué par une double projection : le film canadien Mlle Bottine (2024), signé Yan Lanouette Turgeon, ainsi que L’Inconnu de la Grande Arche (2026), réalisé par Stéphane Demoustier.

Enfin, le dimanche 26 avril, le public pourra découvrir ou revoir le film d’animation Astérix – Le Domaine des Dieux (2014), coréalisé par Alexandre Astier, suivi de la comédie canadienne Menteuse (2025) d’Émile Gaudreault.

Tous les films seront présentés en version originale française, avec des sous-titres en anglais, afin de rendre l’événement accessible au plus grand nombre. Une initiative qui confirme la volonté de l’AFKW de faire rayonner la culture francophone bien au-delà de sa communauté d’origine.

Photo : (Crédit : UGC Distribution)