La paroisse Saint-Philippe de Burlington a souligné, le dimanche 8 mars, l’importance de la femme dans la société et dans la communauté. L’événement a débuté par une messe où le curé de la paroisse, le père Joseph Gregory Michel, a mentionné durant son homélie l’importance unique et mystique de la femme dans sa conception.

« La Journée mondiale des femmes devrait nous faire réfléchir pas seulement en un jour mais au quotidien l’importance d’une femme, car derrière chaque réussite se cache une femme, une mère qui a tout donné, souvent en silence, pour que nous puissions rêver plus grand », rappelle le curé.

Après la messe, les paroissiens ont été invités à descendre dans la salle de l’amitié pour la suite de la journée. Cinq femmes bien connues de la communauté francophone ont alors offert un témoignage. Diane Jamieson, ancienne surintendante au Conseil scolaire catholique (Csc) MonAvenir, a répondu à un appel profond à servir, transmettre, accompagner et faire grandir les élèves, les parents et les membres du personnel dans la foi catholique.

Puis, Pascale Salloum, directrice au Csc MonAvenir, a vulgarisé la mission d’une responsable d’un établissement scolaire. Elle a insisté sur le fait qu’être directrice d’école, ce n’est pas seulement d’enseigner des matières mais former des cœurs, transmettre des valeurs et accompagner chaque enfant dans sa croissance humaine et spirituelle.

Alice Niyonkuru, directrice à l’élémentaire au Conseil scolaire Viamonde, a partagé ses expériences en tant que femme issue de l’immigration. Il y a 30 ans, ses enfants et son mari ont quitté leur pays pour s’établir au Canada. Au fil du temps, elle a compris que sa mission comme enseignante et directrice était un appel à servir à la lumière de l’Évangile. Sa vocation première est de servir et d’aimer, malgré vents et marées dans les banalités du quotidien.

À son tour, Francine Regaudie-McIsaac, musicienne chevronnée, enseignante et agente de pastorale à la paroisse, a partagé l’histoire émouvante de sa rencontre avec le Christ et combien ce don naturel de musique a été la charnière de son cheminement dans la foi catholique. Pour elle, la musique a un effet thérapeutique extraordinaire.

Finalement, Madeleine Dunfield, secrétaire à l’école Saint-Philippe pendant 26 ans et bénévole indispensable à la paroisse, s’est présentée comme mère et grand-mère, faisant entendre l’écho de son cœur maternel rempli d’amour pour ses enfants et petits-enfants.

Pour elle, la famille est sacrée. Ayant connu comme enfant les grandes célébrations de famille autour de la table, son conjoint et elle ont transmis ces valeurs à leurs enfants. Elle croit fermement que la clé de réussite d’une famille unie commence autour de la table. « C’est le plus grand et le plus bel héritage que nous devrions léguer à nos enfants », conclut-elle.

Ces témoignages ont confirmé combien une femme est essentielle, pour ne pas dire indispensable au quotidien. Les cinq intervenantes ont reçu respectivement un certificat de reconnaissance de Karina Gould, députée fédérale de Burlington, soulignant leur engagement inconditionnel dans la région de Halton. L’activité s’est terminée par un goûter servi par un comité paroissial.

Source : Paroisse St-Philippe

Photo : Des femmes inspirantes et le curé Michel. De gauche à droite : Pascale Salloum, Diane Jamieson, Madeleine Dunfield, le curé Michel, Alice Niyonkuru et Francine Regaudie-McIsaac (Crédit : Paroisse Saint-Philippe)