Alexia Grousson
Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, le Centre canadien pour l’unité de la famille (CCF) a organisé une série d’ateliers de danses et de percussions afro-caribéennes à l’école élémentaire Dyane-Adam, à Milton. Nommée « Rythmes et cultures », cette initiative s’est déroulée les 6 et 13 février. Elle a rassemblé une vingtaine de participants, familles et jeunes confondus, autour d’un programme axé sur la découverte, la transmission et le dialogue interculturel.
« Pour le Mois de l’histoire des Noirs, nous voulions organiser une série d’activités pour célébrer la richesse des différentes cultures afrodescendantes et caribéennes, et créer un espace de rencontre au sein de la communauté francophone », explique Gracia Ibara, coordonnatrice du projet. L’objectif était double : mettre en valeur des patrimoines culturels parfois méconnus et favoriser les échanges entre générations et horizons divers.
Au cœur de ces ateliers, l’artiste Amra Kanté, musicien spécialisé en rythmes et percussions africaines, a proposé une expérience immersive et interactive. Après s’être présenté et avoir expliqué sa démarche artistique, il a initié les participants aux bases des rythmes traditionnels, à la diversité des sonorités et à la signification culturelle des instruments utilisés.
À l’aide de tam-tams et d’autres percussions, il a fait découvrir la profondeur symbolique de la musique africaine, soulignant son rôle social, festif et identitaire. « Il a créé un véritable espace de transmission, porteur de fierté et de dialogue intergénérationnel », souligne Mme Ibara.
La soirée s’est poursuivie par un atelier de danse, au cours duquel les participants ont appris les mouvements fondamentaux associés à certaines musiques traditionnelles d’Afrique. Au-delà de la technique, l’accent a été mis sur la signification des gestes et leur ancrage culturel, ce qui a permis aux familles de mieux comprendre l’histoire et les valeurs véhiculées par ces expressions artistiques.
L’activité s’est conclue par la lecture d’un conte qui mettait en scène des princes et princesses qui cherchaient à capter l’attention du roi, un moment narratif destiné à stimuler l’imaginaire des plus jeunes tout en prolongeant la réflexion sur l’héritage culturel.
Pour Gracia Ibara, l’enthousiasme des participants demeure le fait marquant de ces rencontres. « Plusieurs ont découvert des instruments qu’ils ne connaissaient pas. Personnellement, j’ai trouvé que c’était une activité essentielle. Découvrir ou redécouvrir ses racines culturelles permet de prendre confiance en son identité et de se sentir valorisé. La culture devient alors un véritable outil d’éducation, de prévention et de cohésion sociale », conclut-elle.
Photo : L’atelier de danses et de percussions afro-caribéennes (Crédit : CCF)






