Alexia Grousson
Le 7 février dernier, le Club LaSalle a ouvert grand ses portes aux amateurs de traditions à l’occasion de la cabane à sucre annuelle dans ses locaux à St. Catharines.
Dès les premières heures du jour, l’effervescence régnait en cuisine, où une équipe dévouée s’affairait à préparer un copieux déjeuner typique : jambon, saucisses, œufs brouillés, pommes de terre rôties, fèves au lard et crêpes, sans oublier l’incontournable tire d’érable, vedette incontestée de l’activité.
À partir de 10 h, les familles ont afflué, remplissant la salle à capacité dans une ambiance chaleureuse et résolument festive. Année après année, l’événement s’avère un rendez-vous attendu de la communauté francophone du Niagara. Rires, retrouvailles et parfums sucrés évoquaient l’esprit des grandes cabanes à sucre d’antan.
Fidèle à la tradition, Vic Pépin, épaulé par George Dugas, veillait à la préparation de la tire d’érable. Lorsque le sirop atteignait la température requise, il était versé en rubans ambrés sur la neige, suscitant l’enthousiasme des petits comme des grands, qui patientaient pour enrouler la tire autour d’un bâtonnet. Ce rituel simple, mais hautement symbolique, incarnait à lui seul la convivialité de la fête.
L’animation musicale a également contribué au succès de la journée. Malcolm Hauber a charmé l’auditoire avec des reels et des gigues d’autrefois, ravivant le patrimoine musical canadien-français. L’orchestre de l’école secondaire St-Jean-de-Brébeuf, dirigé par l’enseignant Jean-Louis Frado, a pris la relève, offrant une prestation saluée par de chaleureux applaudissements. Les jeunes musiciens ont démontré un talent prometteur et un attachement évident à leur héritage culturel.
Enfin, John Libera, artiste bien connu et apprécié de la communauté, a invité les convives à envahir la piste de danse grâce à un répertoire de grands succès des quatre dernières décennies.
« Malgré le froid glacial, la communauté était bien présente sur la rive du lac Ontario. Nous sommes heureux de cette réussite », a souligné Jean Chartrand.
Une fois de plus, la cabane à sucre aura prouvé qu’au-delà du repas et de la musique, elle demeure un moment privilégié de rassemblement pour les francophones de la Péninsule.
Photo : Vic Pépin veillait à la préparation de la tire d’érable. (Crédit : Club La Salle)





