Le Maracana, sport populaire en Côte d’Ivoire, a trouvé écho à Hamilton où l’Association de la communauté ivoirienne a organisé une deuxième édition du tournoi. L’événement, alliant soccer, culture et convivialité, a rassemblé des équipes francophones venues de plusieurs villes canadiennes.
Christiane Beaupré – IJL Réseau.Presse – Le Régional de Hamilton-Niagara
L’Association de la communauté ivoirienne de Hamilton (ACIH), en collaboration avec ses partenaires, a récemment accueilli la deuxième édition du tournoi régional de Maracana à Stoney Creek. Cette compétition de soccer intérieur amicale, inspirée d’un sport populaire en Côte d’Ivoire, a réuni des équipes issues des communautés immigrantes de Montréal, Toronto, London, Hamilton et Stoney Creek (joueurs du Nigeria).
Dans un esprit de fraternité et de cohésion sociale, cinq formations se sont affrontées dans des matchs de 15 minutes, avant une grande finale opposant les deux meilleures équipes. L’ambiance était conviviale, fidèle à l’esprit du Maracana, un sport conçu pour abolir les barrières sociales. « En Côte d’Ivoire, les directeurs généraux pouvaient jouer avec leurs employés. Tout restait amical et sans distinction de statut », rappelle Abou Traoré, président de l’ACIH.
Le tournoi avait aussi une dimension culturelle. « Nous voulons vulgariser la culture française et permettre aux francophones issus de l’immigration de se retrouver. L’objectif est de favoriser l’intégration et de promouvoir la santé par le sport », souligne M. Traoré, qui espère en faire un rendez-vous annuel.
À Hamilton, l’équipe de soccer locale United Hamilton, créée en 2021, illustre bien cette diversité. « Nous comptons une dizaine de nationalités, surtout originaires d’Afrique de l’Ouest francophone, mais aussi de l’Île Maurice et du Nigeria », explique son président, Stanislas Etiegne.
Sur le plan technique, le Maracana se distingue du soccer classique. « Il se joue à six contre six, sans gardien, sur un terrain de handball. Pour marquer, il faut être dans la zone de six mètres. Tous les contacts sont interdits. C’est un jeu tactique qui mise sur la convivialité et l’amitié », détaille Mamadou Cissé, président de la Fédération canadienne de Maracana.
« Le trophée le plus important au Maracana est celui du franc-jeu parce que l’on veut que les participants gardent un esprit sportif et agissent avec loyauté sur le terrain. Puis il y a le trophée du vainqueur. Ce tournoi est suivi d’une célébration ivoirienne en soirée », conclut Mamadou Cissé. C’est l’équipe mise en place par le Carrefour communautaire francophone de London qui a remporté les grands honneurs, menée par leur joueur étoile et agent culturel de l’organisme, François Kodji.
Photo : L’équipe championne de London entourée des organisateurs et de joueurs de Hamilton (Crédit : Le Régional)