Le Centre canadien pour l’unité de la famille (CCF) a tenu son Festival afro-caribéen de tambours et de danse le mois dernier.
La création de l’événement découle d’une série de consultations menées auprès des communautés de la région de Halton. « Notre objectif était de créer un espace gratuit et accessible où les familles, les jeunes, les aînés, les nouveaux arrivants et les personnes de toutes origines pouvaient se rencontrer, découvrir de nouvelles cultures, danser et célébrer ensemble », explique Josiane Kandem, membre du conseil d’administration du CCF et du comité organisateur du Festival.
Le public a donc assisté à des prestations d’artistes de renom, dont le Sénégalais de la kora Noumoukounda Cissoko, le percussionniste ivoirien Amara Kanté accompagné de Kouraba Band, l’ensemble afro-brésilien T.dot Batu, le Neema Choir de l’Ouganda, le musicien malien Adama Daou ainsi que le DJ Clembox, originaire du Cameroun.
Au-delà de la programmation, certains moments ont particulièrement marqué les organisateurs. Mme Kandem raconte l’histoire d’une aînée d’origine soudanaise venue y assister à la demande insistante de son petit-fils. Arrivée moins d’une demi-heure avant la fin des festivités, elle s’est immédiatement mise à danser et n’a quitté la piste qu’à la dernière chanson.
« Très émue, elle est venue nous remercier, confiant que c’était la première fois qu’elle vivait une telle célébration à Burlington. Pour nous, ce témoignage résume parfaitement la mission du Festival : rassembler les communautés, créer des liens et offrir un espace où chacun peut célébrer sa culture tout en découvrant celle des autres », souligne-t-elle.
L’activité a également attiré un public provenant de Toronto, de Montréal et même des États-Unis, témoignant d’un rayonnement qui dépasse largement les frontières de Burlington et de la région de Halton. Plusieurs visiteurs ont d’ailleurs affirmé n’avoir jamais vu un tel événement dans la ville.
Comme toute première fois, l’organisation a fait face à certains imprévus. Le principal défi a été le changement de site survenu moins de dix jours avant l’événement. Quelques participants se sont d’abord rendus à l’ancien emplacement avant d’être redirigés vers le nouveau, où les espaces de stationnement étaient plus limités. Malgré ces contraintes, les organisateurs estiment que le festival a connu un franc succès grâce à la mobilisation des artistes et des bénévoles.
Fort de cet accueil favorable, le CCF souhaite faire grandir la célébration. Pour 2027, l’organisme souhaite collaborer avec la Ville de Burlington afin de la présenter au Spencer Smith Park et d’en faire un événement de deux jours. Il souhaite également renforcer ses partenariats afin d’élargir la programmation et d’établir ce rendez-vous comme un incontournable du calendrier culturel régional.
« Les tambours sont bien plus que des instruments de musique : ils constituent un langage universel qui rassemble les gens. C’est cet esprit de rencontre, de fierté et de partage que nous voulons continuer à faire vivre à Burlington », conclut Josiane Kandem.
Photo : Kiosque de vêtements et d’articles afro-caribéens (Crédit : CCF)





