Richard Caumartin

La Franco-Fête et Franco-Foire de l’Association des francophones de Kitchener-Waterloo (AFKW) était présentée le 20 juin à l’École secondaire David-Saint-Jacques.

Célébration annuelle de la francophonie locale pour souligner la Saint-Jean-Baptiste, son format a subi plusieurs transformations au cours des dernières années pour rejoindre les jeunes familles et les nouveaux arrivants de la région.

La coordonnatrice de l’organisme, Céline Corve, confirme que ce sont des nouveaux exposants cette fois-ci à la Franco-Foire. « Tout change, nous avons de nouveaux organismes avec nous tels que Familles Afrofrancofun qui existe depuis plus d’un an et qui travaille avec les familles africaines et surtout les nouveaux arrivants pour Kitchener et Cambridge, relate-t-elle. Notre communauté change et nous devons évoluer avec elle. »

D’ailleurs, au cours de la dernière année, l’organisme a proposé beaucoup plus de rencontres et activités de toutes sortes. « On essaie d’avoir une activité chaque mois, admet la coordonnatrice. Certaines perdurent depuis toujours et d’autres nouveautés se sont insérées dans la programmation. À ce sujet, nous célébrons aujourd’hui trois bénévoles : il y a Renée Bouchard, bénévole depuis 25 ans, qui reçoit un prix pour son club de marche hebdomadaire; Célyne Lebel qui s’occupe du club de lecture et Jean-Marc François pour l’Apéro francophone, deux rendez-vous mensuels. »

Il faut dire que l’école David-Saint-Jacques se prêtait parfaitement à ce genre de rassemblement avec une scène dans la cafétéria et des portes qui mènent dans la cour où les kiosques d’organismes communautaires et de nourriture étaient installés. Même le policier en service délégué par la Police régionale de Waterloo était francophone. Il s’agit de Justin Leclerc, un ancien élève de l’École Cardinal-Léger.

Pendant que les enfants s’amusaient dans les châteaux gonflables, au mini-golf ou au ballon-panier, Les visiteurs se procuraient des hamburgers et hotdogs cuits sur le gril et servis par des élèves du secondaire.

Les plus petits exerçaient leurs talents créatifs à l’intérieur aux ateliers Artshine. Les amateurs de sucreries et de desserts étaient bien heureux de rencontrer Élodie Salvignol, ancienne chef-pâtissière en France, qui préparait des crêpes, des tiramisus, des tartes aux fraises et pour le public. Le côté musical était assuré par Assan El Hadi (musique marocaine) et le DJ Clément. Une session de zumba et de jeu kahoot figuraient aussi au programme de la journée.

Le président de l’AFKW en poste depuis deux ans, Hervé Assogba, explique que ce rôle s’est imposé à lui et qu’il en est très fier. « Je veux amener de la nouveauté. Par exemple, l’Association pendant des années a fait des activités socio-culturelles. De nos jours, nous devons faire plus par rapport aux besoins de notre communauté et des nouveaux arrivants qui viennent s’installer dans notre région. En tant qu’organisme de référence francophone, nous devons répondre à ces besoins urgents par rapport à leur intégration, en matière de santé et d’emploi. Nous avons commencé à mettre en place des structures par le biais de partenariats pour répondre aux attentes de nos membres », indique M. Assogba.

Pour l’AFKW, ce sont de nouveaux services que l’équipe met en place progressivement. Le président a aussi mentionné que l’organisme a commencé l’année dernière à offrir aux élèves francophones du secondaire et étudiants du postsecondaire la possibilité de faire leur stage ou leur coop en français et de créer les conditions nécessaires pour qu’ils puissent le faire. « On les met en relation avec les employeurs francophones ou ceux qui ont des départements en français pour qu’ils puissent vivre leur stage dans leur domaine de prédilection. C’est la relève, il faut les impliquer davantage et insuffler ce leadership dont on a besoin en tant que francophone, et assurer du même coup la vitalité et la pérennité de la francophonie », conclut Hervé Assogba.

Photo : Le président de l’AFKW, Hervé Assogba : Une séance de zumba a attiré jeunes et moins jeunes.