Chrismène Dorme

La francophonie s’apprête à faire du bruit à Hamilton. La programmation du FrancoFEST vient d’être dévoilée, et le parc Gage se prépare déjà à trois jours d’effervescence où musiques, cultures et générations se croiseront dans une ambiance résolument festive.

Entre rythmes électro, pop éclatante, traditions autochtones et sonorités du monde, le FrancoFEST s’annonce comme un rendez-vous vibrant où la diversité francophone se vit autant qu’elle s’écoute. Du 19 au 21 juin, le public découvrira un véritable carrefour culturel où traditions, nouvelles influences et talents émergents se rencontrent pour raconter, ensemble, l’évolution d’une communauté en mouvement.

Le coup d’envoi sera donné le vendredi avec Véronique Bilodeau, Vaëlle, Miro et SMPTY. La première, originaire du Bas-du-Fleuve au Québec, séduit par une pop québécoise portée par une voix à la fois puissante et délicate, déjà saluée par de nombreuses récompenses.

À ses côtés, Vaëlle, autrice-compositrice-interprète à l’univers coloré, incarne la relève et prépare la sortie de son premier album cette année. Miro apportera sa touche de pop moderne teintée de R&B, d’électro et d’alt-rock, fort d’un parcours remarqué au Québec comme en Europe, tandis que SMPTY fera vibrer le public avec ses sonorités électroniques.

Le samedi poursuivra sur cette lancée avec Makhena R Guérin, Mehdi Cayenne, Zale Seck et SMPTY. Makhena R Guérin, artiste franco-ontarienne et membre de la Première Nation Abitibiwinni, proposera une performance de danse traditionnelle du cerceau, soulignant l’importance des cultures autochtones dans cette édition. Mehdi Cayenne, artiste d’origine algérienne aux multiples facettes, apportera son énergie scénique reconnue à travers le Canada et à l’international.

Enfin, le dimanche, le groupe Ariko, originaire de la région de la Baie georgienne, clôturera le festival avec ses sonorités folkloriques.

Au-delà de la programmation, FrancoFEST affirme une orientation claire : refléter la diversité croissante de la francophonie locale. « Un nouveau visage démographique, surtout au niveau de la francophonie », observe Lanciné Koulibaly, directeur général du Centre francophone Hamilton et organisateur de l’événement.

Il souligne notamment l’arrivée récente de communautés maghrébines, en particulier algériennes et marocaines : « Nous avons essayé de mettre en place une programmation qui reflète cette diversité tout en mettant l’accent sur l’héritage franco-ontarien. » Une ouverture qui s’étend également aux cultures latino-américaines et aux Premières Nations.

L’édition 2026 mise aussi sur un équilibre entre artistes établis et relève émergente. « Les artistes connus représentent l’ancrage du festival, tandis que les nouveaux talents bénéficient d’une plateforme pour rayonner à travers la province », explique M. Koulibaly. Il cite notamment Vaëlle comme exemple prometteur.

Avec quelque 6000 visiteurs attendus, FrancoFEST dépasse largement le cadre musical. « C’est un événement qui représente l’identité francophone ici à Hamilton », insiste le directeur. Pendant trois jours, spectacles et animations se conjuguent pour créer un espace de rencontre, de partage et de visibilité. « C’est aussi une plateforme pour renforcer la présence sociale de la francophonie dans la région », conclut Lanciné Koulibaly.

En 2026, FrancoFEST ne se contente donc pas de célébrer la musique, il incarne une communauté en mouvement, riche de ses racines et tournée vers l’avenir.

Photo : Le FrancoFEST se déroulera du 19 au 21 juin au parc Gage à Hamilton. (Photo : archives Le Régional)