Plusieurs aînés ont participé à une session de discussion, organisée dans un esprit d’échange et de sensibilisation. Cette première rencontre d’une série vise à mieux faire connaître la maladie, à briser les tabous et à offrir des outils concrets pour mieux en reconnaître les signes.

Olaïsha Francis – IJL – Le Régional

Les personnes âgées de la région se sont réunies pour assister à un atelier consacré à comprendre ce trouble neurocognitif majeur. L’activité, qui marque le début d’une série de rencontres, a suscité un fort intérêt et a donné lieu à des échanges soutenus entre les aînés.

Animée par la Dre Lydia Kapiriri, professeure agrégée au Département de la santé, du vieillissement et de la société à l’Université McMaster, la séance a abordé plusieurs aspects essentiels liés à la démence. L’experte a partagé ses connaissances afin d’aider à en connaître les réalités.

Parmi les sujets abordés, la reconnaissance des signes précoces a occupé une place importante. Les participants ont mieux identifié certains symptômes et l’évolution possible de la maladie. Une attention a aussi été portée à certaines réalités vécues dans des communautés particulières, où la démence peut être plus présente génétiquement dans certaines ethnicités.

L’atelier a proposé une formule interactive. Une partie des discussions s’est déroulée en petits groupes afin que les aînés puissent partager leurs expériences et leurs préoccupations. Ces échanges ont favorisé un climat de confiance et encouragé la prise de parole.

Les discussions ont été si nombreuses que certaines activités prévues, tels les jeux interactifs, n’ont pu avoir lieu. Les organisateurs comptent ajuster la formule pour les prochaines séances afin de s’assurer de les intégrer.

Le rassemblement s’est conclu par un repas, ce qui a offert aux participants une occasion supplémentaire d’échanger dans un cadre détendu. Ce moment a renforcé le sentiment communautaire en prolongeant les discussions amorcées pendant l’atelier.

Cette initiative contribue à sensibiliser les personnes âgées et à favoriser l’accès à l’information. Les organisateurs souhaitent offrir des outils concrets afin que cette clientèle puisse mieux reconnaître les signes de la démence et savoir vers quelles ressources se tourner le plus tôt possible.

Trois autres ateliers sont prévus dans les prochaines semaines. Chaque rencontre abordera des thématiques complémentaires afin d’approfondir les connaissances et de poursuivre les échanges. Le Centre Rafiki prévoit également offrir des activités ludiques afin de favoriser la participation et le bien-être des aînés.

Avec cette première séance, les personnes âgées repartent avec une meilleure compréhension de la démence, et avec le sentiment de ne pas être seules face au déclin progressif de la mémoire et de son impact sur la vie quotidienne.

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Photo : Dre Lydia Kapiriri s’adressent aux aînés. (Crédit : Centre Rafiki Hamilton)