Alexia Grousson
À l’occasion du Mois de la Francophonie, l’ACFO-Hamilton, en collaboration avec la Communauté francophone accueillante (CFA) locale et plusieurs associations ethnoculturelles partenaires, propose quatre ateliers culinaires destinés à souligner la diversité des cultures francophones présentes dans la région. Organisées au cours du mois de mars au Centre francophone Hamilton, ces rencontres se veulent à la fois festives, éducatives et rassembleuses.
Les deux premières séances, tenues les 28 février et 7 mars, ont respectivement mis à l’honneur les communautés camerounaise et ivoirienne. L’objectif dépasse la simple découverte gastronomique. « Nous voulons célébrer les communautés francophones qui vivent ici, valoriser leurs recettes et raviver leurs racines. Il s’agit de faire rayonner les cultures francophones venues d’ailleurs, de transmettre des compétences de vie aux jeunes et d’offrir un encadrement aux femmes qui souhaiteraient se lancer en restauration », explique Anika Kuhnert, coordonnatrice de l’ACFO.
Lors de l’atelier animé par l’Association camerounaise, le choix s’est arrêté sur le poulet DG, un mets traditionnel composé notamment de plantains, de carottes, de haricots verts, de poireaux et de poivrons. Les cuisinières bénévoles, Gaëlle et Émeraude, ont d’abord retracé l’histoire de ce plat qui servit lors de grandes célébrations ou en l’honneur d’invités prestigieux, avant de présenter les épices qui en révèlent toute la saveur, dont le poivre blanc camerounais.
Elles ont ensuite guidé les participants, étape par étape, partageant au passage des conseils pratiques, tels que pourquoi éviter d’utiliser l’intérieur des tomates ou adapter l’usage des plantains selon leur degré de maturité. La séance s’est conclue par une dégustation conviviale, avec des portions généreuses à emporter.
Pour Mme Kuhnert, l’expérience a aussi permis d’approfondir la compréhension des produits. « C’était fascinant de voir les différences entre les épices et découvrir celles que nous n’avons pas ici. J’ai réalisé, par exemple, qu’il existe plusieurs variétés de poivre blanc et que je n’avais pas choisi la bonne pour cet atelier. Cela m’a appris aussi comment des ingrédients familiers peuvent prendre une autre dimension selon les assaisonnements. »
La coordonnatrice souligne également la diversité des participants et l’enthousiasme suscité par l’initiative. « Les gens veulent revenir à toutes les séances. Nous sommes vraiment heureux d’offrir cette tribune aux associations locales pour créer des moments conviviaux. La francophonie, ce n’est pas seulement une francophonie de souche, c’est la diversité. C’est notre force, et c’est un délice », conclut-elle.
La programmation se poursuivra le 14 mars avec un atelier consacré à la communauté congolaise en matinée, suivi d’une séance animée par la communauté burundaise en après-midi. Par ailleurs, la CFA de Hamilton appuie d’autres activités dans le cadre du Mois de la Francophonie, dont un concours d’art oratoire le 21 mars, en partenariat avec l’Association des Camerounais, ainsi que les Francolympiades, un concours de culture générale sur la Francophonie organisé avec l’Association de la communauté ivoirienne le 28 mars.
-30-
Photo : Anika Kuhnert (ACFO Hamilton), Hugues Kenefa (ACC), Rosine (participante), Gaëlle et Émeraude (cuisinières) (Crédit : ACFO-Hamilton)






