Richard Caumartin
Depuis 19 ans, le festival multiculturel Festiv’Ébène, organisé par Sofifran, met en lumière l’apport des nouveaux arrivants francophones issus de cultures diverses dans la région du Niagara. Il renseigne également sur l’héritage et la culture des Noirs venus du continent africain ou d’ailleurs.
Pour ce faire, l’organisme s’associe avec plusieurs partenaires pour offrir une programmation qui rejoint le plus grand nombre de personnes possible. Les activités ont débuté par l’exposition Voix du milieu : La Francophonie plurielle au Niagara, présentée à l’École des beaux-arts Marilyn I. Walker à St. Catharines. Les œuvres exposées sont remarquables. Il s’agit d’une collection de petites sculptures, images et autres œuvres artisanales choisies de l’expo Afrique éternelle présentée en 2025 au First Ontario Performing Arts Centre, et des collections privées de Nafée Nelly Faigou et Fété Ngira-Batwaré Kimpiobi. Cette initiative était présentée par le Centre des Études en arts et culture de l’École des beaux-arts.
Sofifran avait également convié le professeur d’histoire Amadou Ba, de Sudbury, à offrir dans les écoles secondaires Franco-Niagara et St-Jean-de-Brébeuf une conférence intitulée De l’Afrique précoloniale au Canada. Cette journée a donné lieu à de nombreux échanges et apprentissages autour de figures marquantes et d’événements clés de l’histoire de la diaspora canadienne.
Ces exposés ont été suivis par la projection du film Fanon, une célébration du centenaire de Frantz Fanon au First Ontario PAC Film House à St. Catharines. Il s’agissait d’une soirée de réflexion, de dialogue et de célébration autour de l’héritage intellectuel et humain de Frantz Fanon.
Pour clôturer le festival, la francophonie du Niagara était conviée au gala de Festiv’Ébène, présenté en partenariat avec le Centre de santé communautaire Hamilton-Niagara (CSCHN) à l’école St-Jean-de-Brébeuf, à Welland. La soirée a débuté par le mot de bienvenue de la directrice générale Fété Kimpiobi.
« Nous voulions faire quelque chose de différent cette année pour notre gala, et inviter les adultes seulement en tenue de soirée, explique Mme Kimpiobi. Ce qui est formidable, c’est que toute la communauté est représentée ici avec, entre autres, la présence du maire de Welland, et des représentants du CSCHN, du Club Renaissance, du Collège La Cité, du Club et du Foyer Richelieu, de la Résidence Joie de vivre et des conseils scolaires francophones. Ce festival s’est enraciné au fil des ans, tellement que nous avons dû refuser des gens ce soir. »
Après les discours de certains invités, le souper a été servi par un service de traiteur, ce qui différait des expériences du passé où des bénévoles de l’organisme servaient un buffet multiculturel.
Après le repas, la soirée de divertissement a débuté avec un jeu de devinettes africaines avec Fété Kimpiobi et un monologue humoristique du comédien Said Ben sur l’intelligence artificielle. Mais comme l’a si bien dit maman Fété, « les gens sont venus pour danser », alors la chanteuse Blandine Kan et ses musiciens ont pris la relève, suivi de Sérénade Mizik pour animer le plancher de danse avec leurs musiques rythmées.
Festiv’Ébène en sera à sa 20e édition en 2027 et déjà, Mme Kimpiobi a confirmé au Régional que ce jalon significatif sera souligné de façon particulière.
Photo : Le gala a eu lieu à l’école St-Jean-de-Brébeuf





